Le Laocoon de Gotthold Ephraim Lessing.
Résumé — S’il fallait résumer les thèses défendues par Lessing dans le Laocoon, on arriverait à un résultat finalement malingre. L’idée que la peinture représente au moyen de « signes naturels » des corps coexistant dans l’espace, tandis que la poésie représente au moyen de « signes arbitraires »...
محفوظ في:
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2003
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Résumé — S’il fallait résumer les thèses défendues par Lessing dans le Laocoon, on arriverait à un résultat finalement malingre. L’idée que la peinture représente au moyen de « signes naturels » des corps coexistant dans l’espace, tandis que la poésie représente au moyen de « signes arbitraires » des actions se succédant dans le temps a été en effet maintes fois développée par d’autres auteurs avant l’essai de 1766. Ce constat n’ôte pourtant rien à l’intérêt du Laocoon. Car cet intérêt réside ailleurs. Il se situe non pas dans l’exposé définitif de la thèse, mais dans la méthode qui y mène, une méthode que Lessing veut d’abord inductive, c’est-à-dire fondée sur l’exemple. Le présent article entend analyser la conception de la critique qui se dégage de l’essai : refus de la méthode déductive, rôle central dévolu à l’imagination, intronisation du public comme instance légitime de jugement – le tout sur fond de polémique antiwinckelmannienne. |
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