Jean-Baptiste Gourinat, La dialectique des Stoïciens, Paris, Vrin, 2000, 386 p.

— Étant donné que le stoïcisme prône un total détachement à l’égard des êtres qui leur sont chers, l’auteur s’est interrogé sur les fondements de la philanthropie dans le nouveau stoïcisme. La philanthropie stoïcienne trouve en premier lieu sa source dans l’amour de la nature qui s’illustre par un...

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主要作者: Bénatouïl, Thomas
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: 2002
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實物特徵
總結:— Étant donné que le stoïcisme prône un total détachement à l’égard des êtres qui leur sont chers, l’auteur s’est interrogé sur les fondements de la philanthropie dans le nouveau stoïcisme. La philanthropie stoïcienne trouve en premier lieu sa source dans l’amour de la nature qui s’illustre par un souci de soi exclusif et une socialité naturelle. Le deuxième fondement découle d’un point de vue théologique. Les hommes sont parents entre eux grâce à la relation qu’ils ont avec Dieu par le logos divin. Le troisième fondement est d’origine politique. L’individu est respecté en tant que partie du tout universel. Il ne s’agit jamais d’un amour de l’autre pour sa bonté personnelle. Cette ambivalence de la philanthropie stoïcienne s’illustre par rapport à l’esclavage et à la gladiature. Les stoïciens ne s’opposent pas à l’esclavage en tant que tel, mais aux entraves de la liberté intérieure. De même, ils ne souhaitent pas l’abolition de la gladiature. L’essentiel est de se vaincre soi-même et de se soumettre à la Fortune selon le sort qu’elle nous a assigné.