Les paradoxes de l'éternité chez Hegel et chez Bergson
Penseurs du temps, Hegel et Bergson ont néanmoins élaboré un concept d’éternité paradoxal, en ce sens qu’il s’agit d’une éternité vivante, dynamique. Un renversement du platonisme s’opère dès lors qu’on veut penser l’éternité à partir du temps et non l’inverse. Chez Hegel, l’éternité signifie la cir...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2001
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Penseurs du temps, Hegel et Bergson ont néanmoins élaboré un concept d’éternité paradoxal, en ce sens qu’il s’agit d’une éternité vivante, dynamique. Un renversement du platonisme s’opère dès lors qu’on veut penser l’éternité à partir du temps et non l’inverse. Chez Hegel, l’éternité signifie la circularité systématique d’une part, la présence éternelle de l’Idée dans la profondeur du présent, d’autre part. Mais Hegel résiste à l’éternisation logique qui ferait retomber l’esprit dans l’abstraction. Chez Bergson, la durée est la réalité même, et l’opposition à la philosophie sub specie æternitatis de Spinoza est radicale. Cependant la durée s’exprime dans la joie créatrice, profonde et divine, qui n’est certes pas un retour à l’éternité platonicienne immuable, mais indique une autre éternité. C’est l’éternité de vie, autrement dit l’absolu en lequel nous vivons, nous nous mouvons et nous sommes. |
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