« La chasse sans prise » : Merleau-ponty et le projet d'une science de l'homme sans l'homme

L?association systématique des sciences humaines au discours philosophique s?accomplit, dans l'œuvre de Merleau-Ponty, selon un dispositif original. Philosophie et sciences humaines se rencontrent ici autour du caractère problématique de l'humain, tel que Descartes l'avait défini. Le...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Bimbenet, Étienne
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2001
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:L?association systématique des sciences humaines au discours philosophique s?accomplit, dans l'œuvre de Merleau-Ponty, selon un dispositif original. Philosophie et sciences humaines se rencontrent ici autour du caractère problématique de l'humain, tel que Descartes l'avait défini. Le problème de l'union de l'âme et du corps revient alors à la philosophie sous la forme d?une antinomie, opposant le point de vue subjectif de la réflexion et le point de vue objectif du savoir empirique, et y induit un questionnement de type ontologique. Mais ce même problème traverse les sciences humaines, et y prend la forme d?une crise qui les affecte de l'intérieur : parce qu?elles visent un être qui est à la fois l'objet d?un savoir positif, et le sujet fondateur de ce savoir, ces sciences sont vouées à une instabilité et à une critique perpétuelle de leurs propres principes. À l'ontologie interrogative répond ainsi l'autocritique du scientifique, selon une configuration à laquelle l'œuvre de Foucault nous aura rendu familiers. Mais alors que Les mots et les choses décident finalement, sous le chef de la « mort de l'homme », d?en finir avec un dispositif jugé stérile, le même dispositif trouve chez Merleau-Ponty à s?enraciner dans l'être, et à s?attester phénoménologiquement à travers une pensée de l'avènement.