Les historiens, les responsabilités de la guerre et la question de son inévitabilité
La discipline des relations internationales est née en grande partie dans le but de comprendre les guerres et leur déclenchement, et donc avec l’objectif d’empêcher le retour aux grandes guerres européennes. Néanmoins, en histoire comme en science politique, la question des causes des guerres entre...
Guardat en:
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2021
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | La discipline des relations internationales est née en grande partie dans le but de comprendre les guerres et leur déclenchement, et donc avec l’objectif d’empêcher le retour aux grandes guerres européennes. Néanmoins, en histoire comme en science politique, la question des causes des guerres entre États a progressivement moins intéressé la recherche. Cela peut changer avec la thématique émergente de la « confrontation entre grandes puissances ». Il demeure tentant d’invoquer de grands concepts (capitalisme et impérialisme, militarisme et nationalisme…), pour comprendre les causes des guerres, mais l’historiographie évolue plutôt vers les dimensions contingentes de la guerre et le rôle des volontés, en recentrant l’attention sur les décideurs. Ce qui attise les débats sur les responsabilités du déclenchement de la guerre et sur les scenarii contrefactuels. La conjoncture devient contrainte et opportunité. Ce papier utilise cet angle d’analyse pour montrer à quel point l’étude des causes des guerres du xxe siècle reste encore marquée par des débats, souvent politisés, loin des espoirs d’une science dépassionnée permettant des généralisations et des prescriptions universelles. |
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