La course aux armements : la dissuasion en filigrane
La réalité des années 2010 est bien celle d’une relance de la course aux armements stratégiques. Cette tendance vient ainsi contredire les espoirs placés dans la fin de la Guerre froide, et plus récemment dans l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche. La course aux armements stratégiques du XXI...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2013
|
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La réalité des années 2010 est bien celle d’une relance de la course aux armements stratégiques. Cette tendance vient ainsi contredire les espoirs placés dans la fin de la Guerre froide, et plus récemment dans l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche. La course aux armements stratégiques du XXIe siècle s’est diversifiée, au plan géographique, mais aussi technologique. Défense antimissiles, maîtrise de l’espace exo-atmosphérique, guerre informatique se sont ajoutées aux arsenaux nucléaires, vecteurs et armes, sans s’y substituer, pour former de nouvelles familles de systèmes centraux de défense. En outre, paradoxalement, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) a généré à lui seul un champ nouveau de compétition, celui de grands instruments scientifiques de simulation, un secteur à fort contenu technologique déjà occupé par les cinq grands du nucléaire militaire. L’explication vient aussi de l’inéluctable progrès technique, de la croissance économique en Russie, en Chine, et en Inde, pays qui déploient en outre des politiques fondée sur les rapports de force. Du côté de Washington et de Londres, la modernisation des arsenaux stratégiques est désormais programmée. Qui plus est, le dossier du nucléaire Iranien vient à son tour entretenir un climat de tensions et d’inquiétudes. Face à cette situation, la France, puissance nucléaire reconnue, n’a d’autre option que de poursuivre une stratégie de dissuasion nucléaire crédible, défensive et fondée sur la suffisance des moyens de riposte, et condition de sa souveraineté et de sa liberté d’action. Cette stratégie est au cœur d’une posture de défense vue dans une perspective à très long terme, dès lors que l’on a la certitude que le monde ne parviendra plus à atteindre ses objectifs de désarmement pourtant fixés par le Traité de non-prolifération. |
|---|