Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, La guerre au nom de l’humanité. Tuer ou laisser mourir, Paris, PUF, 2012
Illustrée par le concept de Foreign Internal Defense, la politique de formation des armées étrangères est en train de connaître, à la faveur des retours d’expérience des guerres d’Irak et d’Afghanistan, plusieurs inflexions majeures. La sous-traitance des missions d’assistance militaire aux États é...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2012
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Illustrée par le concept de Foreign Internal Defense, la politique de formation des armées étrangères est en train de connaître, à la faveur des retours d’expérience des guerres d’Irak et d’Afghanistan, plusieurs inflexions majeures. La sous-traitance des missions d’assistance militaire aux États étrangers en constitue le trait principal : là où les armées d’État ne peuvent ou ne veulent plus répondre aux demandes qui leur sont adressées, ce sont désormais des sociétés de services militaires, extensions informelles des États, qui prennent le relais. Cette sous-traitance s’impose de plus en plus comme un axe de recomposition critique de la stratégie indirecte des grandes puissances. Cet article est l’occasion de faire un point sur les changements affectant à la fois les pratiques et l’organisation des structures de formation et les modalités d’expression de la diplomatie militaire. Si les aspects tactiques et techniques des missions de formation des armées étrangères ont relativement peu évolué, la dimension politique (de l’assistance militaire pure à une approche globale d’assistance au développement des capacités de souveraineté) et stratégique (à travers la diffusion des normes militaires) sont devenus des enjeux centraux. |
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