La fonction de la violence dans les sociétés primitives selon les écrits de Pierre Clastres
L’article aborde un ouvrage et un texte majeurs de Pierre Clastres, Archéologie de la violence et « Malheur du guerrier sauvage », et reconnaît l’auteur comme l’ethnologue français précurseur dans le domaine des recherches relatives aux phénomènes de violence au sein des sociétés dites primitives....
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2002
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’article aborde un ouvrage et un texte majeurs de Pierre Clastres, Archéologie de la violence et « Malheur du guerrier sauvage », et reconnaît l’auteur comme l’ethnologue français précurseur dans le domaine des recherches relatives aux phénomènes de violence au sein des sociétés dites primitives. S’appuyant sur ses expériences de terrain parmi les Amérindiens, P. Clastres montre en effet de quelle manière les théories émises par la communauté scientifique ne sont pas aptes à expliquer les origines et les raisons d’être des processus de violence. Il nous livre ainsi sa propre théorie du besoin de guerre de ces sociétés comme principal moyen de conserver leur unité, d’éviter toute division interne et de maintenir leur autonomie, leur indépendance territoriale et économique. Après avoir démontré le rôle central de la violence comme moteur de la vie sociale et par conséquent comme étant au cœur de tout être social, P. Clastres s’attache au corps des guerriers. Il aborde le profil des guerriers, leur rôle, l’organisation égalitaire du corps et l’absence de discipline, les modes de contrôle de ce groupe détenant la force, la manière d’éviter le pouvoir de ce collectif et l’aliénation de chacun des membres à la société, le devenir certain du guerrier et sa proximité avec la mort. |
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