L’antimilitarisme
Parce qu’il apparaît comme une notion claire et évidente, l’antimilitarisme n’intéresse pas les sciences sociales et humaines. Cette conception conduit à ne jamais le définir et à regrouper sous cette appellation des phénomènes et des discours hétérogènes, en en faisant une notion vague, sans intérê...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2001
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Parce qu’il apparaît comme une notion claire et évidente, l’antimilitarisme n’intéresse pas les sciences sociales et humaines. Cette conception conduit à ne jamais le définir et à regrouper sous cette appellation des phénomènes et des discours hétérogènes, en en faisant une notion vague, sans intérêt ni valeur heuristique. En partant de l’histoire du terme lui-même, cet article souhaite poser quelques jalons permettant de proposer une définition et, à partir du cas français, une brève analyse du phénomène. Sur cette base, il semble possible d’en dégager deux dimensions distinctes : un antibellicisme et un antimilitarisme institutionnel ( républicain/démocratique ou révolutionnaire). La première permet de distinguer l’antimilitarisme du pacifisme auquel il est souvent assimilé ; la seconde conduit à écarter du phénomène étudié les attitudes antimilitaires et les critiques du service militaire. La définition proposée permet enfin de reconsidérer les causes de la mise en sommeil actuelle de l’antimilitarisme. |
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