Les femmes qui tombent sont avec un diable. Introduction à une psychopathologie des CNEP en Guinée-Conakry
Le phénomène est très fréquent en Guinée : sans raison apparente, des jeunes femmes tombent, inconscientes, « convulsent » puis reprennent connaissance sans se souvenir de l’évènement. Ces « crises », qui peuvent être « contagieuses », n’ont pas de causes lésionnelles. La nosographie psychiatrique...
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| Asıl Yazarlar: | , , |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2026
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Le phénomène est très fréquent en Guinée : sans raison apparente, des jeunes femmes tombent, inconscientes, « convulsent » puis reprennent connaissance sans se souvenir de l’évènement. Ces « crises », qui peuvent être « contagieuses », n’ont pas de causes lésionnelles. La nosographie psychiatrique occidentale contemporaine les nomme « Crises Non Epileptiques Psychogènes » (CNEP). Ces « crises » étaient bien connues de la psychiatrie classique européenne dès le XIXe siècle. Leur causalité dans l’univers culturel traditionnel guinéen relève souvent de l’intervention d’un diable, comme en témoignent les patientes que nous avons rencontrées lors d’entretiens individuels. En rendre compte aujourd’hui selon une psychopathologie occidentale dont les concepts sont ceux issus de la psychanalyse révèlent ce que disent celles-ci de la condition de la femme en Guinée et ouvre à une psychiatrie qui relève, selon nous, non du domaine de la neurologie fonctionnelle mais des sciences humaines.
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