Clinique de l’impatriation : fantasme d’immuabilité et double étranger
Cet article explore la clinique de l’impatriation, entendue comme l’expérience du retour dans le pays d’origine après une période de vie à l’étranger. Loin de constituer un simple retour géographique, l’impatriation apparaît comme un moment de remaniement psychique susceptible de réactiver des frag...
Wedi'i Gadw mewn:
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2026
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Cet article explore la clinique de l’impatriation, entendue comme l’expérience du retour dans le pays d’origine après une période de vie à l’étranger. Loin de constituer un simple retour géographique, l’impatriation apparaît comme un moment de remaniement psychique susceptible de réactiver des fragilités identitaires, des conflits psychiques et un sentiment d’étrangeté à soi-même et à son environnement.
À partir de la vignette clinique d’Aurore, femme revenue en France après plusieurs années passées à l’étranger, l’analyse met en évidence deux configurations psychiques centrales. Le « fantasme d’immuabilité » désigne l’attente, souvent inconsciente, que le pays, les proches et les repères familiers soient restés inchangés pendant l’absence. Lorsqu’elle se heurte à la réalité du changement, cette attente favorise un vécu de déception, de perte et de désorganisation narcissique. La seconde configuration, celle du « double étranger », décrit le moment où le sujet se découvre étranger dans son propre pays, voire à lui-même, du fait des transformations liées à l’expérience migratoire et au retour.
L’article montre ainsi que l’impatriation engage un travail de réélaboration des appartenances, de l’identité et du rapport à l’altérité. À travers le cas d’Aurore, il souligne l’importance d’un accompagnement clinique permettant de soutenir ce processus de réintégration psychique.
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