Retour sur les lieux d’exil forcé en Sibérie, un acte de désaliénation
Ce texte s’intéresse à la clinique de l’exil forcé en Sibérie du XXe siècle, prenant pour exemple le cas de la Lituanie. Il interroge plus particulièrement les fonctions psychiques individuelles et collectives des voyages de retour dans les lieux d’exil forcé. Les déportations en Sibérie consistent...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2026
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Ce texte s’intéresse à la clinique de l’exil forcé en Sibérie du XXe siècle, prenant pour exemple le cas de la Lituanie. Il interroge plus particulièrement les fonctions psychiques individuelles et collectives des voyages de retour dans les lieux d’exil forcé. Les déportations en Sibérie consistent en une forme de répression politique menée dans l’URSS sous régime stalinien. Plus de 120 000 Lituaniens sont déportés ; l’exil forcé en Sibérie varie entre 10 et 40 ans. Après la chute de l’URSS et l’avènement de l’indépendance, un certain nombre de familles d’anciens déportés entreprennent des voyages de retour dans les lieux d’exil familial. Sous la lumière de l’analyse des effets psychiques individuels et groupaux des violences d’État et de la construction du discours totalitaire, les voyages de retour en Sibérie sont considérés comme la mise en œuvre d’une résistance, d’une subversion et d’une désaliénation totalitaire. Les intrications entre histoire individuelle, histoire familiale et la grande Histoire sont discutées pour souligner la singularité des dynamiques dans lesquelles s’inscrivent ces voyages, qui fondent des rituels de retour en Sibérie.
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