Traduction et restes sémantiques. Réflexions autour du mot arabe « taḥlîl » (analyse)

Cet article est une invitation à voyager à travers les méandres des langues, des cultures et les labyrinthes de l’inconscient. Il traite de la traduction vers l’arabe de trois mots-clés : psychanalyse, psychanalyser et psychanalyste. Les équivalents arabes de ces trois mots dérivent de la même raci...

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Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Ben Rejeb, Riadh
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2023
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Cet article est une invitation à voyager à travers les méandres des langues, des cultures et les labyrinthes de l’inconscient. Il traite de la traduction vers l’arabe de trois mots-clés : psychanalyse, psychanalyser et psychanalyste. Les équivalents arabes de ces trois mots dérivent de la même racine « Ḥa-La-La ». L’analyse se dit en arabe « taḥlîl », analyser se dit « ḥallala » et l’analyste est appelé « muḥallil ». Se cache en filigrane un lien avec la dichotomie morale musulmane : « ḥalâl » / « ḥarâm » désignant le permis et le non permis, le licite et l’illicite. Ces aspects sémantiques oubliés (ou refoulés) invitent à revoir le sens du travail analytique ainsi que le rôle particulier joué par l’analyste dans l’environnement culturel arabo-musulman. La psychanalyse véhiculerait dans ce contexte une dimension particulière, celle de « rendre ḥalâl », c’est-à-dire de nettoyer, d’épurer et pourquoi pas, celle d’autoriser.