Les limites de l’empathie : Construction du mal et victimaires
Nous commencerons par questionner les termes principaux de notre propos : le bourreau, les lois et leur rapport au juste et à la coutume. Mais aussi comment une société peut basculer vers le mal à partir d’une altération d’une seule de ses fonctions : l’appartenance. Les exécuteurs deviennent alors...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2016
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Nous commencerons par questionner les termes principaux de notre propos : le bourreau, les lois et leur rapport au juste et à la coutume. Mais aussi comment une société peut basculer vers le mal à partir d’une altération d’une seule de ses fonctions : l’appartenance. Les exécuteurs deviennent alors légitimés, ils répondent à un nouveau cadre légal dans lequel le meurtre est ‘moral’. Ce processus préparatoire fabrique des hommes qui peuvent justifier leurs actes, les juger comme un travail indispensable. Cela ne les préserve pas du risque d’empathie devant certaines de leurs victimes, d’une excitation, brutalisation produites par leurs actions, ce qui les amènent à la cruauté et à une forme de mélancolie honteuse : le secret du bourreau.Un exemple clinique nous permet de souligner les risques liés à une trop forte adhésion au statut de victime du patient et de faire émerger l’image du victimaire. |
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