« Mais c’est pas du jeu ! »
Dans le champ de la psychothérapie psychanalytique des enfants, il est d’usage de considérer que les jeux de société compétitifs (comme le Monopoly, le UNO ou le football) ne contribuent pas suffisamment à un travail thérapeutique approfondi d’orientation psychanalytique. Et pourtant plusieurs auteu...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2026
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans le champ de la psychothérapie psychanalytique des enfants, il est
d’usage de considérer que les jeux de société compétitifs (comme le Monopoly, le
UNO ou le football) ne contribuent pas suffisamment à un travail thérapeutique
approfondi d’orientation psychanalytique. Et pourtant plusieurs auteurs contemporains ont souligné que c’est souvent précisément en jouant à des jeux de société
qu’émergent la spontanéité et les émotions les plus fortes chez les enfants2. Ils défendent l’idée que ces jeux constituent un levier efficace pour accéder au monde
interne des enfants les plus âgés et entrer en communication avec eux. Dans cet
article, nous présenterons des arguments théoriques et cliniques à partir d’exemples
cliniques pour soutenir cette idée et plusieurs types de jeux structurés rencontrés
dans la salle de jeu de la thérapie seront discutés et analysés. Nous verrons comment
les règles et les contenus partiellement prédéterminés de ces jeux agissent comme
un cadre structurant dans lequel le travail analytique peut prendre sa place de façon
à la fois sécure et spontanée, et comment le modèle contenant/contenu peut tout
à fait s’appliquer à ces jeux au sein de l’espace thérapeutique de l’enfant. L’accent
sera mis sur le rôle thérapeutique d’une approche à la fois souple et soigneusement
calibrée des règles des jeux, de leur structure et des tricheries de l’enfant. |
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