Une histoire de cas : De la répétition traumatique à la représentabilité psychique

RésuméCet article porte essentiellement sur l’histoire d’un cas dont le processus analytique s’étend sur une période de près de dix ans. La patiente B avait consulté l’auteur après un événement traumatique. Même si celui-ci avait représenté le motif initial pour commencer le traitement, une histoire...

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Auteur principal: Bichi, Estela L.
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:RésuméCet article porte essentiellement sur l’histoire d’un cas dont le processus analytique s’étend sur une période de près de dix ans. La patiente B avait consulté l’auteur après un événement traumatique. Même si celui-ci avait représenté le motif initial pour commencer le traitement, une histoire de situations traumatogènes antérieures, incluant un viol au cours de l’adolescence, s’est révélée par la suite. L’auteur décrit trois étapes du traitement, situées dans trois cadres analytiques différents, reflétant le travail conjoint du patient et de l’analyste dans l’appropriation et la perlaboration par B de ses expériences traumatiques infantiles et adultes. Entrepris dès le début du traitement par les deux protagonistes du couple analytique, le processus de transformation des traces traumatiques en manque de représentations psychiques a finalement pu être approché d’une façon particulière, en s’appuyant sur leurs capacités créatives respectives, ce qui a facilité chez la patiente l’évolution psychique vers une capacité de représentation et une possibilité d’élaborer les expériences du passé. Une bonne part du défi proposé par ce cas concernait la capacité, pour l’analyste, de maintenir et de consolider tout à la fois sa position analytique au sein de son cadre interne, tout en cherchant à dépasser les inadéquations possibles (Balint, 1968) pouvant surgir entre sa technique personnelle et les complexités spécifiques de cette patiente dans sa singularité. Ce récit illustre l’alternance, au début de l’analyse, de phases de remémoration et d’interprétation d’une part, et de vide représentationnel et de construction d’autre part. Dans l’histoire du cas comme dans son résumé détaillé, l’auteur évoque la place de l’analyste au cours du processus analytique, l’implication de son propre fonctionnement psychique, et l’importance de sa capacité à travailler et à utiliser son contre-transfert et son introspection auto-analytique pour neutraliser l’influence des aspects de sa « personne réelle » sur le champ analytique et sur les processus complexes se déroulant à l’intérieur de celui-ci.