‪Compte rendu de Twelve days at Nuku Hiva. Russian Encounters and Mutiny in the South Pacific, de Elena Govor ‪

L’activité communément appelée « jeux de ficelle » est pratiquée de longue date dans diverses sociétés, particulièrement dans celles dites de tradition orale. Elle consiste à appliquer à une boucle de ficelle une succession d’opérations effectuées avec les doigts, mais aussi parfois avec l’aide des...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Ottino-Garanger, Marie-Noëlle
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2015
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:L’activité communément appelée « jeux de ficelle » est pratiquée de longue date dans diverses sociétés, particulièrement dans celles dites de tradition orale. Elle consiste à appliquer à une boucle de ficelle une succession d’opérations effectuées avec les doigts, mais aussi parfois avec l’aide des dents ou des pieds, pour obtenir une figure finale. Cet article présente certains aspects culturels et cognitifs de cette pratique chez des Trobriandais de Papouasie Nouvelle-Guinée. Plusieurs sources ethnographiques suggèrent que les jeux de ficelle y sont (ou étaient) sujets à des prescriptions et se voient (voyaient) reconnaître une efficacité rituelle en lien avec la fertilité des jardins notamment. Au-delà du divertissement, ces jeux trobriandais, qui s’accompagnent souvent d’un récitatif, permettent de parler de sexualité et sont des supports de mémoire rappelant certaines règles sociales, des histoires populaires ou des événements particuliers.