The Technology of Ethnography. An empirical argument against the repatriation of historical accounts

Basé sur les observations longitudinales d’un long travail de terrain dans l’île de Mota au nord du Vanuatu, cet article conteste l’opinion établie considérant le rapatriement des données ethnographiques anciennes comme allant de soi. D’abord parce qu’elles sont loin d’être factuelles, mais sont néa...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Kolshus, Thorgeir Storesund
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2012
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Basé sur les observations longitudinales d’un long travail de terrain dans l’île de Mota au nord du Vanuatu, cet article conteste l’opinion établie considérant le rapatriement des données ethnographiques anciennes comme allant de soi. D’abord parce qu’elles sont loin d’être factuelles, mais sont néanmoins traitées comme telles, puisque les livres sont une technologie de connaissance différente des versions du passé transmises oralement et ont par conséquent un impact socioculturel différent ?; ensuite, parce qu’ils seront dans la plupart des cas un atout principalement pour l’élite instruite? ; et enfin, parce que la réintroduction d’histoires trouble la répartition des connaissances dans des sociétés basées sur la connaissance et pourrait aggraver l’instabilité sociale. Je ne prétends pas que la situation sur Mota a une validité générale partout en Mélanésie. Cependant, je reste dubitatif à l’égard d’un des présupposés fondant la thèse du rapatriement systématique : que les disputes portant sur le contrôle et la validité de la connaissance qui caractérisent la plupart des sociétés mélanésiennes, s’en trouvent, sur ce point particulier, suspendues pour une raison ou une autre.