Anne-Marie et Pierre Petrequin, avec la collaboration d'Olivier Weller, Objets de pouvoir en Nouvelle-Guinée. Approche ethno-archéologique d'un système de signes sociaux

Les premiers Européens parvenus aux Tuamotu ont décrit une société peu hiérarchisée et subissant, dans toutes ses composantes, l’influence négative d’un environnement naturel pénalisant. Ce modèle a été largement diffusé depuis, sans que les systèmes politiques de la période des premiers contacts fa...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Bounoure, Gilles
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2007
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:Les premiers Européens parvenus aux Tuamotu ont décrit une société peu hiérarchisée et subissant, dans toutes ses composantes, l’influence négative d’un environnement naturel pénalisant. Ce modèle a été largement diffusé depuis, sans que les systèmes politiques de la période des premiers contacts fassent l’objet d’études approfondies. La première partie de l’article offre une analyse du rôle des ariki (chefs), en prenant appui sur des matériaux historiques peu connus. Elle fait apparaître des figures de chefs héréditaires puissants, mais aussi la présence d’idées ou d’institutions contribuant à leur « fragilisation » et à la mobilité du pouvoir en général : l’existence de « failles » dans les règles de succession, l’obligation impérieuse du retour aux populations, notamment au travers de la reproduction de l’abondance, l’importance des formes de pouvoir acquises, etc. La seconde partie montre que certaines représentations, tenant par exemple à la « juste manière » d’être chef ou aux moyens d’exhausser son statut, continuent d’habiter la vie politique actuelle et de maintenir ces sociétés « en tension ».