Dire l'autochtonie à Tahiti
Le présent article part du constat de la généralisation à Tahiti, depuis les années 1980, de l’emploi du terme ma¯’ohi par les Polynésiens pour s’autodésigner. Loin des discours identitaires contemporains qui voient dans le terme ma¯’ohi l’expression d’une autochtonie intrinsèquement porteuse de dig...
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| Main Author: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2004
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le présent article part du constat de la généralisation à Tahiti, depuis les années 1980, de l’emploi du terme ma¯’ohi par les Polynésiens pour s’autodésigner. Loin des discours identitaires contemporains qui voient dans le terme ma¯’ohi l’expression d’une autochtonie intrinsèquement porteuse de dignité, certaines personnes âgées jugent impropre l’emploi de ce qualificatif au sujet de l’homme ; elles ne l’estiment approprié qu’aux plantes et aux animaux. Cette opposition témoigne d’un conflit de représentations relatives à la terre, louée chez les nationalistes d’aujourd’hui mais parfois perçue, à l’inverse, sous l’angle de la souillure par certains anciens polynésiens. Une analyse linguistique comparative du terme ma¯’ohi montre par ailleurs que ce terme ne véhicule pas fondamentalement l’idée de pureté ou de dignité, même s’il apparaît, dans d’autres îles polynésiennes, souvent appliqué à l’homme. |
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