Présentation de l’article de Roger Money-Kyrle

L’enfant acquiert le sentiment de son identité personnelle dès la troisième année de la vie. Par la suite la certitude de ce sentiment d’identité ne le quittera plus jamais jusqu’à la fin de l’âge adulte, sauf confusion mentale ou démence. L’identité personnelle repose sur la distinction entre le so...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Comité éditorial de la revue Journal de la psychanalyse de l'enfant
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2024
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’enfant acquiert le sentiment de son identité personnelle dès la troisième année de la vie. Par la suite la certitude de ce sentiment d’identité ne le quittera plus jamais jusqu’à la fin de l’âge adulte, sauf confusion mentale ou démence. L’identité personnelle repose sur la distinction entre le soi et l’objet. Le soi, ou self, c’est tout ce qui n’est pas l’objet. Le self existe avant que l’on puisse parler d’un « moi », séparé du ça et du surmoi. Les différentes écoles psychanalytiques post-freudiennes, celles de Hartmann, Mélanie Klein, de Winnicott, de Lacan et de de M’Uzan s’opposent quant à leurs conceptions du soi.Normalement, un clivage sépare chez l’enfant le moi-plaisir du moi-réalité. Ce clivage lui permet de vivre intensément ses fantasmes et ses jeux tout en restant lui-même. Les enfants normaux éprouvent des sentiments d’étrangeté quand ce clivage du moi normal s’atténue. Le même clivage du moi normal s’observe chez l’adulte, dans les phénomènes de foule et l’état amoureux.En dernière instance, c’est la levée du refoulement des représentations préconscientes liées à nos traces mnésiques qui assure la permanence de notre sentiment d’identité.