Chapitre 7. La technicisation de la chirurgie représente-t-elle un danger ?
La médecine technique laisse craindre une déshumanisation du soin par l’utilisation du malade comme moyen permettant le progrès et par la focalisation de l’attention et de l’intention des médecins sur les moyens thérapeutiques à développer. Le chirurgien est ainsi déchiré entre son désir de technici...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2017
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La médecine technique laisse craindre une déshumanisation du soin par l’utilisation du malade comme moyen permettant le progrès et par la focalisation de l’attention et de l’intention des médecins sur les moyens thérapeutiques à développer. Le chirurgien est ainsi déchiré entre son désir de technicien de faire progresser son domaine technique et son devoir de médecin de soigner chaque malade qui se confie à ses mains. L’avènement de la coelioscopie a transformé la façon de toucher et de voir le corps du malade. La chirurgie actuelle est en crise car l’idéal de la chirurgie humaniste ne peut plus assouvir les aspirations de la chirurgie contemporaine et cette inadéquation creuse l’ambivalence du chirurgien qui craint la perte de son métier au profit d’une technicisation extrême le transformant en technicien pur. Les dimensions éthique et esthétique du métier sont en pleine mutation et ceci appelle une redéfinition. La nouvelle dimension éthique doit aboutir à une attitude intellectuelle qui assume l’ambigüité de la technique moderne, à la fois force de progrès et risque d’anéantissement, en questionnant sans cesse la pratique pour la placer dans une perspective de finalité thérapeutique sans risquer d’assujettir le malade au rang de moyen au service du progrès technoscientifique. La nouvelle dimension esthétique doit appréhender et définir un nouveau paysage chirurgical. Le métier de chirurgien change. Le chirurgien se doit de progresser avec son époque et ses moyens, en gardant son héritage fondamental qui place le malade au centre de ses intentions. |
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