Chapitre 7. Death with dignity and euthanasia: comparative european approaches

RésuméEntre 1800 et 1960 l’espérance de vie moyenne a doublé, faisant des activités médicales une lutte contre la mort. Ainsi, le processus de la mort s’est vu médicaliser. Certaines maladies infectieuses ont clairement disparu tandis que de nouvelles interventions chirurgicales, telles que les tran...

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Hlavní autor: Byk, Christian
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2007
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:RésuméEntre 1800 et 1960 l’espérance de vie moyenne a doublé, faisant des activités médicales une lutte contre la mort. Ainsi, le processus de la mort s’est vu médicaliser. Certaines maladies infectieuses ont clairement disparu tandis que de nouvelles interventions chirurgicales, telles que les transplantations d’organes, peuvent être considérées comme une sorte de réanimation humaine. D’un point de vue sociologique, la médecine a remplacé la religion et les médecins sont les nouveaux prêtres de notre techno-société.Paradoxalement ceci a créé une nouvelle crainte. Le processus artificiel du mourir remplace la mort, transformant les individus en des corps souffrants et soutenus artificiellement, dépendants d’une surveillance médicale, alors que la famille est tenue à l’écart. La solidarité sociale et la compassion deviennent ainsi des reliques du passé.Surgit alors le désir de se réapproprier notre propre mort, de donner une vraie signification au processus de la mort en le rendant paisible et respectueux de notre dignité humaine. Cette évolution s’effectue dans un contexte très controversé puisqu’elle est fondée sur des attitudes variées et contradictoires. Une approche basée sur les droits soutiendra en même temps l’interruption d’un traitement futile et l’euthanasie active tandis qu’une approche basée sur le devoir permettra aux médecins d’accepter de répondre de manière positive à des demandes de mort qui suivent des critères prédéterminés et d’en refuser d’autres.