Si les clones nous parlaient…

RésuméL’analyse des discours normatifs montre que si les lois bioéthiques affichent toutes le même souci, celui de ne pas laisser traiter l’humain comme une marchandise, la dernière loi bioéthique interdisant le clonage reproductif s’apparente de fait à une loi de « ségrégation préventive » déclaran...

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Hlavní autoři: Descamps, Philippe, Quesemand Zucca, Sylvie
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2007
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:RésuméL’analyse des discours normatifs montre que si les lois bioéthiques affichent toutes le même souci, celui de ne pas laisser traiter l’humain comme une marchandise, la dernière loi bioéthique interdisant le clonage reproductif s’apparente de fait à une loi de « ségrégation préventive » déclarant par avance inhumains des individus qui ne sont pas encore nés. Ainsi la formulation de la loi : « est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée » est bien plus propre à interdire les naissances gémellaires que le clonage. Par ailleurs ces enfants n’ont jamais été considérés comme de futurs sujets de droit. En se déclarant le garant de l’intégrité de l’espèce humaine, le droit n’a fait que jeter les bases d’un ordre juridique excluant certaines existences de la protection qu’il offre.