L’influence de l’assurance sur le droit de la santé
L’information de santé profite-t-elle du numérique pour s’affirmer comme un outil de santé publique efficient ? Les applications santé sur les smartphones bénéficient-elles à la santé des individus comme chacun pourrait l’espérer ? Le constat tracé ici est plutôt noir. Heureusement dans cette santé...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2017
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | L’information de santé profite-t-elle du numérique
pour s’affirmer comme un outil de santé publique
efficient ? Les applications santé sur les smartphones
bénéficient-elles à la santé des individus comme chacun
pourrait l’espérer ? Le constat tracé ici est plutôt noir.
Heureusement dans cette santé devenue un marché, un
nouvel instrument est apparu qui aidera peut-être à
modifier en profondeur la manière de concevoir produits, services et organisations de santé.
On peut dire que la relation médecin/malade est
le révélateur de notre conception de la santé. Si l’on
observe cette relation dans une perspective historique, on constate d’abord que d’Hippocrate à 1945
la compassion et la collaboration remplace
l’efficacité et que le couple médecin/patient coopère.
De 1945 à 1975 ce sont les « trente glorieuses »
pour la médecine aussi qui peut vaincre toutes les
maladies. S’impose alors le couple médecin/organe.
En 1981, le SIDA remet en cause l’idée d’une médecine triomphante et réhabilite le couple
médecin/patient. Depuis 1985, avec l’émergence
d’Internet, c’est un couple à trois qui s’est formé
médecin/patient/1 tiers.
En 2002, la loi sur les Droits des patients, première expression d’une « démocratie sanitaire » est
venue reconnaître leur place dans la relation de
soins.
Mais qu’en est-il de l’application de la loi au quotidien et avant cela, de son appropriation ?
Le rapport2 de Claire Compagnon à la ministre
de la santé en février 2014 sur ce sujet est critique :
« … le bilan reste contrasté s’agissant des droits
individuels et des droits collectifs. La loi n’a pas encore
profondément modifié les comportements des professionnels de santé mais également ceux des pouvoirs
publics et des institutions présentes dans le champ de la
santé. /… Pourtant de grands changements sociologiques sont en mouvement : la révolution numérique
fait évoluer l’accès au savoir et l’organisation des
rapports humains au travers des réseaux sociaux. /…
Cette ambition de démocratie sanitaire reste encore à
approfondir : l’horizon… est celui d’une participation
qui aille au-delà de l’information des usagers ou de la
simple concertation, visant une politique de santé qui
prenne en compte à la fois les enjeux de pouvoir, les
inégalités et la conflictualité dans le débat démocratique, dans une perspective de transformation sociale. » |
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