Open data et recomposition du gouvernement urbain : de la donnée comme instrument à la donnée comme enjeu politique
Loin des espérances initiales de renouvellement démocratique et de développement économique territorial, les effets des politiques d’open data menées par les collectivités territoriales paraissent relativement limités. Cette désillusion s’explique en partie par la vision réaliste et purement techniq...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2016
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Loin des espérances initiales de renouvellement démocratique et de développement économique territorial, les effets des politiques d’open data menées par les collectivités territoriales paraissent relativement limités. Cette désillusion s’explique en partie par la vision réaliste et purement technique de la donnée initialement dominante. Or, les données sont des dispositifs sociotechniques inscrits dans des infrastructures informationnelles qui contraignent leur réutilisation. Leur mise à disposition n’est pas suffisante, elle doit s’accompagner d’opérations supplémentaires pour assurer leur solidité. La recomposition des gouvernements urbains liée à l’ouverture des données se joue précisément dans cette phase intermédiaire. La prise de conscience de cette dimension politique de la donnée conduit à envisager celle-ci non plus uniquement comme un instrument mais également comme un enjeu de politique publique. |
|---|