Le financement de l'innovation : une approche historique

RésuméL’histoire de l’innovation peut être articulée en deux « ères » successives. L’ère de l’inventeur et l’ère du chercheur, qui se recouvrent cependant partiellement. Durant la première, ce que nous appelons aujourd’hui « recherche-développement » était plutôt « réactive », l’inventeur cherchant...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Glavni autor: Matouk, Jean
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2011
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:RésuméL’histoire de l’innovation peut être articulée en deux « ères » successives. L’ère de l’inventeur et l’ère du chercheur, qui se recouvrent cependant partiellement. Durant la première, ce que nous appelons aujourd’hui « recherche-développement » était plutôt « réactive », l’inventeur cherchant à trouver des solutions aux problèmes techniques qu’il rencontrait, ou cherchant à augmenter la vitesse d’exécution des travaux, spécialement dans l’industrie textile, ou à améliorer le produit, dans l’acier, la vapeur et les chemins de fer. Durant la seconde ère, le chercheur est plus « pro-actif » cherchant et imaginant des produits nouveaux susceptibles d’augmenter régulièrement le chiffre d’affaires. Le financement a évidemment changé entre les deux ères. Durant la première ère, c’est l’épargne personnelle, l’épargne familiale ou l’aide d’amis qui finance le plus gros des recherches. Durant la seconde ère, même si ces modes de financement n’ont pas disparu, c’est l’autofinancement des firmes, et, plus récemment, le « capital-risque » qui a dominé. Bien que, ces dernières décennies, la part des dépenses de R&D dans le PIB soit très corrélée à l’effort privé de financement- les pays où domine l’effort public sont moins « inventifs »-, on peut prévoir que l’effort public se développe dans les prochaines décennies.Codes JEL : N20, O14, O31