Les vestiges, objets de patrimoine, fondements d’identité. L’exemple du camp de Natzweiler
Les vestiges des lieux de terreur ont un statut bien particulier et leur préservation ne coule pas de source. Ainsi beaucoup d’anciens camps nazis ont disparu sans laisser de traces. Mais certains ont été protégés au nom d’une notion patrimoniale qui n’est pas liée à des considérations artistiques,...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2019
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les vestiges des lieux de terreur ont un statut bien particulier et leur préservation ne coule pas de source. Ainsi beaucoup d’anciens camps nazis ont disparu sans laisser de traces. Mais certains ont été protégés au nom d’une notion patrimoniale qui n’est pas liée à des considérations artistiques, mais à la construction des identités européennes d’après-guerre. Ces vestiges concentrationnaires devaient servir à se souvenir, à édifier les masses et à conforter un projet politique commun fondé sur la liberté et la démocratie à l’ouest du rideau de fer, sur la mémoire du combat antinazi à l’est. Un certain nombre de questions se pose sur la façon dont s’est opérée la transformation des camps de la mort en objets de patrimoine. L’exemple du camp de Natzweiler est éclairant. |
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