L’État islamique, la musique et la guerre
L’État islamique prend la musique pour cible : associée à l’impureté et à l’égarement, elle fait l’objet d’interdictions et de violences multiples. Pourtant, l’ ei travaille sa propre présence sonore de façon particulièrement élaborée, au point de se doter d’une industrie de chants salafistes djihad...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2017
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’État islamique prend la musique pour cible : associée à l’impureté et à l’égarement, elle fait l’objet d’interdictions et de violences multiples. Pourtant, l’ ei travaille sa propre présence sonore de façon particulièrement élaborée, au point de se doter d’une industrie de chants salafistes djihadistes. Comment les sons deviennent-ils des instruments de la guerre ? La musique est d’abord utilisée comme un outil de mobilisation performant, agissant sur les émotions et les perceptions. Les interdictions et significations qui lui sont associées servent par ailleurs à véhiculer une idéologie, à construire conjointement l’identité du groupe et celle de l’ennemi à anéantir. Enfin, il apparaît qu’à travers la diffusion de représentations et de pratiques communes de consommation sonore au-delà des frontières, la « bande-son » de l’ ei est susceptible de contribuer à la formation d’une véritable culture transnationale. |
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