Colis de guerre. Secours alimentaire et organisations humanitaires (1914-1947), Sébastien Farré, Presses universitaires de Rennes, 2014
En vertu de quoi le soldat d’aujourd’hui pourrait-il être considéré comme un « résistant » ? Alors que la condition militaire s’est nettement améliorée depuis les années 1970, que les aspirations d’épanouissement du militaire au travers d’une vie professionnelle et familiale équilibrée ne sont pas f...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2015
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | En vertu de quoi le soldat d’aujourd’hui pourrait-il être considéré comme un « résistant » ? Alors que la condition militaire s’est nettement améliorée depuis les années 1970, que les aspirations d’épanouissement du militaire au travers d’une vie professionnelle et familiale équilibrée ne sont pas foncièrement différentes de celles de ses compatriotes, que sa soif d’aventure ou d’exotisme est partagée par bon nombre de professions, l’acte de s’engager ne semble pas constituer un acte réellement rebelle. S’il convient de se méfier de l’emphase des mots et admettre que le phénomène de banalisation de la vie militaire est un fait sociologique observable, le métier des armes continue néanmoins de faire appel à des valeurs peu valorisées dans une société consumériste et hédoniste. Exercer une profession où l’on peut donner la mort en dehors de toute considération de légitime défense et où la recevoir ne pourra jamais être assimilé à un accident du travail vous range en définitive irrémédiablement dans la catégorie des anticonformistes. |
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