Plus qu’un corps
Pour le sens commun, le corps est de la compétence exclusive de la physiologie. Il se révèle pourtant profondément humain, au sens où il se trouve commandé par des processus dont seul l’homme est au principe. Le corps est ainsi socialisé : il est approprié et éduqué, relevant d’usages très divers do...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2009
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Pour le sens commun, le corps est de la compétence exclusive de la physiologie. Il se révèle pourtant profondément humain, au sens où il se trouve commandé par des processus dont seul l’homme est au principe. Le corps est ainsi socialisé : il est approprié et éduqué, relevant d’usages très divers dont l’ethnologie et la sociologie ne cessent de rendre compte. Le corps est également travaillé par l’éthique : soumis à la problématique spécifiquement humaine de la quête de satisfaction, dont traite particulièrement la psychanalyse, il est marqué par les exigences particulières que cette quête implique. Il est par ailleurs parlé, ou pensé, et produit, c’est-à-dire mis en forme techniquement. Autrement dit, le corps, en tant qu’il se distingue de l’organisme, relève de l’ensemble des sciences humaines qui ont pour fonction de rendre compte des déterminismes spécifiquement en œuvre chez l’homme. Pour saisir la véritable portée des analyses que ces sciences développent, il faut toutefois rompre avec la fameuse vision dichotomique du corps et de l’esprit, et lui substituer une conception dialectique de leur rapport, telle celle que propose la théorie de la médiation de Jean Gagnepain. |
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