Le gendarme, Janus de la force publique (1870-1939)
La question de l’identité militaire de la gendarmerie a récemment ressurgi avec le rapprochement institutionnel de cette dernière et de la police, sous la seule tutelle du ministère de l’Intérieur. Le débat autour de l’empreinte martiale plus ou moins profonde de cette arme n’est toutefois pas nouve...
שמור ב:
| מחבר ראשי: | |
|---|---|
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2009
|
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | La question de l’identité militaire de la gendarmerie a récemment ressurgi avec le rapprochement institutionnel de cette dernière et de la police, sous la seule tutelle du ministère de l’Intérieur. Le débat autour de l’empreinte martiale plus ou moins profonde de cette arme n’est toutefois pas nouveau et remonte à l’origine même de son histoire bicentenaire. En effet, dès 1791, l’articulation de ses tâches policières civiles avec son statut militaire paraît problématique. Durant la iiie République, la question de cette identité militaire des gendarmes devient centrale dans les débats affectant une sécurité intérieure qui se transforme avec l’essor de la police judiciaire et le maintien de l’ordre qui tend à se démilitariser. Trop militaires pour les policiers, trop policiers pour les militaires, les gendarmes vivent, dès la fin du xixe siècle, un malaise identitaire récurrent lié à la polyvalence des missions vécues comme incompatibles, mais également à la dualité entre leur statut et la nature des tâches qui leur sont demandées. |
|---|