Le plus important dans la vie
L’appréciation spontanée d’une fillette de six ans sur la valeur de la vie nous conduit à réfléchir sur la vision qu’ont les jeunes enfants de la mort et du mal. La mort, mal suprême, est l’antithèse du bien, qui est l’équivalent de la vie. Le mal, en effet, c’est tout ce qui est défectueux et de...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2008
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’appréciation spontanée d’une fillette de six ans sur la valeur de la vie
nous conduit à réfléchir sur la vision qu’ont les jeunes enfants de la mort
et du mal. La mort, mal suprême, est l’antithèse du bien, qui est l’équivalent
de la vie. Le mal, en effet, c’est tout ce qui est défectueux et destructeur dans
le monde. (Quant à ce qui est mal, il s’agit, pour les jeunes enfants, d’une
notion fondée sur des règles plus ou moins arbitraires posées par des autorités
supérieures.) La mort, pour le jeune enfant, ce ne serait pas tant la fin totale
et définitive des autres et de soi-même que l’idée inimaginable de n’avoir
jamais existé avant d’être né. L’incertitude concernant la vie d’après la mort,
comme celle, surtout, d’avant la naissance, entraîne cette quête des origines
que l’on rencontre fréquemment chez les enfants, et encore souvent chez
certains adultes. En fait, le mal radical, ce serait la crainte, dans la vie même,
de l’anéantissement total, telle que peuvent la vivre, dans certaines circonstances catastrophiques, les êtres qui ont perdu toute confiance dans les forces
de la vie et se sentent abandonnés aux forces des puissances tutélaires
mauvaises qui les menaçaient enfants. |
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