De la signification de la transgression morale et de la mauvaise conscience
Cet article a pour objet de rendre compte des processus inconscients impliqués dans les manifestations de mauvaise conscience et, inversement de la tentation à la transgression morale. Deux situations seront successivement abordées. Dans la première, la mauvaise conscience s’explique par un mé...
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2008
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Cet article a pour objet de rendre compte des processus inconscients impliqués dans les manifestations de
mauvaise conscience et, inversement de la tentation à la
transgression morale. Deux situations seront successivement
abordées.
Dans la première, la mauvaise conscience s’explique par un
mécanisme d’agrippement identitaire d’un sujet menacé par le
délitement du sentiment continu d’exister. La mauvaise
conscience se substituant à la conscience de soi, évite au sujet
les angoisses de néantisation et dépressives attachées aux
troubles du narcissisme.
Dans la seconde situation, la mauvaise conscience et la tentation à la transgression morale sont envisagées dans leur rapport avec la Loi symbolique. Dans cette perspective, est
notamment abordé le défi du pervers à l’ordre paternel. Chez
lui, le désir de jouissance se substituant au désir de l’objet, la
perception de l’altérité est compromise Les victimes de Don
juan sont des objets de jouissance interchangeables. Son affirmation du droit à la jouissance défi la Loi du Père à qui, il
appartient d’assigner aux fils le groupe de femmes qu’ils peuvent désirer, en leur indiquant celles qui leur sont interdites.
Enfin, dans cet article il est montré comment la société, jusqu’au milieu du vingtième siècle, en préconisant une morale
fondée sur le renoncement, exposait aux excès de la mauvaise conscience et aux risques de rétrécissement de la subjectivité mais, comment aujourd’hui en établissant le principe
d’épanouissement personnel à la base ses représentations
morales, elle fragilise les personnalités chez qui la perception
de l’altérité est compromise. La psychanalyse qui contribua,
dès sa création, à l’édification d’une éthique qui reposait sur
la subjectivité et désormais requise pour aider à l’édification
d’une éthique fondée sur l’altérité. |
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