Vomir la haine qui nous habite

Historiquement, l’homme n’a jamais cessé de s’interroger sur l’existence du Mal. En psychologie, on retrouve le Mal dans son acception de principe antithétique du Bien. Le concept de Mal est lié, sur le plan subjectif, à celui de faute et, sur le plan objectif, à celui de péché. Avec l’avènemen...

Ausführliche Beschreibung

Gespeichert in:
Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Natanson, Madeleine
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2008
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Historiquement, l’homme n’a jamais cessé de s’interroger sur l’existence du Mal. En psychologie, on retrouve le Mal dans son acception de principe antithétique du Bien. Le concept de Mal est lié, sur le plan subjectif, à celui de faute et, sur le plan objectif, à celui de péché. Avec l’avènement de la psychanalyse, le versant subjectif du péché trouve une explication en termes de sentiment de culpabilité, en grande partie inconscient, qui provoque des effets névrotiques d’où serait absente toute culpabilité perçue comme Mal. Chez S. Freud, K. Abraham, M. Klein, des écrits sur le Mal peuvent être cités: phase orale qualifiée également de cannibalique, incorporation-introjection, cannibalisme primitif. Nous décrivons une séance de Procédure Imaginative d’un homme de vingt-cinq ans, chez qui a été diagnostiqué un trouble psychotique de type schizo-affectif. Le stimulus de départ fourni est le suivant: «Imaginez de voir du sang au coin de la bouche de quelqu’un», le but étant de favoriser le vécu du sein maternel et de l’oralité cannibalique pour le comparer au vécu de l’oralité dans la sexualité, autrement dit à l’introjection de l’autre et de sa force.