Retour sur le débocagement aisé d’une commune vendéenne
De 1976 à 1987, après beaucoup d’autres, la commune de Chavagnes-les-Redoux, dans le Haut-Bocage vendéen, est soumise au remembrement et aux aménagements ruraux complémentaires. Ils sont destinés à agrandir et à regrouper les champs au plus près des sièges d’exploitation, à en faciliter l’accès et l...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | De 1976 à 1987, après beaucoup d’autres, la commune de Chavagnes-les-Redoux, dans le Haut-Bocage vendéen, est soumise au remembrement et aux aménagements ruraux complémentaires. Ils sont destinés à agrandir et à regrouper les champs au plus près des sièges d’exploitation, à en faciliter l’accès et le travail par les machines, à améliorer les rendements par le drainage ou l’irrigation. Une majorité d’agriculteurs soutient cette mutation radicale de leur environnement, synonyme de débocagement. Forts du soutien des pouvoirs publics, ils parviennent même à l’imposer – sans trop de difficultés – aux petits propriétaires (exploitants d’âge mûr ou retraités, héritiers sortis du monde agricole), aux principaux rentiers non résidents, comme à des habitants privés de tout bien rural. Au-delà des tensions inévitables, l’absence de heurts notables interroge, en comparaison avec d’autres lieux soumis au même type d’opérations et à une époque tardive où les sensibilités écologistes commencent à s’affirmer. Elle nous incite à comprendre les motivations et représentations des acteurs locaux, leurs manières de se saisir (ou non) des instances prévues par la loi pour faciliter ou contester les échanges parcellaires et la révolution paysagère. Les silences contemporains ou la violence contenue n’empêchent pas le rejet et le malaise durables pour une partie importante de la population. Mais une intercompréhension minimale des besoins et intérêts de chacun permet de préserver la paix civile au sein de cette communauté rurale. |
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