Animaux Coloniaux
Dans un espace colonial où le foncier est un enjeu majeur entre la puissance colonisatrice et le peuple autochtone, la présence animale peut revêtir un aspect politique et social fort. L’étude des archives de la justice civile de la Nouvelle-Calédonie entre la mise en place de cette institution (ann...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2020
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Dans un espace colonial où le foncier est un enjeu majeur entre la puissance colonisatrice et le peuple autochtone, la présence animale peut revêtir un aspect politique et social fort. L’étude des archives de la justice civile de la Nouvelle-Calédonie entre la mise en place de cette institution (années 1880) et la fin des grandes spoliations foncières à l’encontre des Kanak qui marque ce territoire (années 1910) permet de recenser 421 procédures dans lesquelles apparaissent des animaux domestiques ou de cheptel, tous d’origine « européenne ». Afin de répondre aux besoins du bagne installé depuis 1864, l’élevage intensif se développe rapidement : vaches, bœufs et chevaux investissent massivement la « brousse ». Les empiètements et les divagations entraînent de multiples conflits d’usage. Cependant, ceux-ci n’opposent que minoritairement les colons aux Kanak, et bien plus fréquemment les Européens entre eux. Par ailleurs, la présence animale revêt des formes très variées : maltraitance, police du roulage, braconnage, abandon, attaques canines, vols ou insultes. |
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