Jean Vigreux, La Faucille après le marteau. Le communisme aux champs dans l’entre-deux-guerres, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2012, 347 p., 15 €

Fabriquer une herse pour recouvrir les semailles de froment dans le nord de la France n’est pas aussi facile qu’on peut l’imaginer. La construction et la mise au point de l’instrument nécessitent des matériaux très travaillés, assemblés avec une grande précision par le charpentier. Le maréchal-ferra...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Mischi, Julian
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2013
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Fabriquer une herse pour recouvrir les semailles de froment dans le nord de la France n’est pas aussi facile qu’on peut l’imaginer. La construction et la mise au point de l’instrument nécessitent des matériaux très travaillés, assemblés avec une grande précision par le charpentier. Le maréchal-ferrant doit fabriquer les dents une à une, les implanter dans le bâti et, moment de vérité, équilibrer parfaitement la herse. Afin de montrer que cet instrument tiré par la force animale était arrivé au fil des siècles à un grand degré de sophistication, il est nécessaire de retracer dans le plus grand détail toutes les étapes de sa fabrication, d’après des témoignages recueillis à la fin des années 1970. Même dans une région de petite agriculture peu productive, les utilisateurs ne pouvaient se satisfaire d’une herse qui n’aurait pas fonctionné comme il le fallait. En effet, le mouvement de cet instrument est très particulier. Il ne suit pas passivement l’animal qui le traîne, mais se meut comme une couleuvre. Tout dépend du savoir-faire des artisans ruraux.