Du partage communautaire au lopin familial

RésuméDes centaines de communautés villageoises, accoutumées à la libre occupation des sols de leur finage et à un contrôle superficiel de l’administration habsbourgeoise, sont confrontées à l’introduction d’une réforme cadastrale de grande ampleur dans les années 1770. Élaborée à Vienne par des adm...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Landais, Benjamin
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2012
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:RésuméDes centaines de communautés villageoises, accoutumées à la libre occupation des sols de leur finage et à un contrôle superficiel de l’administration habsbourgeoise, sont confrontées à l’introduction d’une réforme cadastrale de grande ampleur dans les années 1770. Élaborée à Vienne par des administrateurs qui n’ont qu’une expérience fugace de la vie rurale régionale, cette réforme est conçue comme une tentative de modernisation sociale d’institutions retardataires : la famille élargie et la propriété communautaire de la terre. Mais l’étude des préconceptions des fonctionnaires éclairés n’est pas suffisante. La large place attribuée aux soi-disant « caractères nationaux » de l’agriculture régionale dans leurs discussions masque les enjeux politiques et sociaux de cette réforme. Une attention accrue envers l’application négociée de cette nouvelle norme juridique au niveau local est nécessaire. Elle permet alors de s’interroger sur le rôle respectif des normes juridiques garanties et introduites par l’État et les normes sociales et culturelles observables à l’échelle villageoise dans l’organisation de la vie familiale et communautaire.