Danièle Alexandre-Bidon, Une Archéologie du goût. Céramique et consommation (Moyen Âge, Temps modernes), Paris, Picard, coll. « Espaces médiévaux », 2005, 301 p., 55 €, isbn : 2708407406
RésuméEn 1789 et 1790, les Constituants voulaient créer des circonscriptions entièrement nouvelles, égales entre elles, de dimensions harmonieuses et superposées aux espaces hérités et vécus, et à la géographie physique. Elles ne pouvaient servir qu’à rassembler et administrer des groupes de contrib...
Guardat en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2006
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméEn 1789 et 1790, les Constituants voulaient créer des circonscriptions entièrement nouvelles, égales entre elles, de dimensions harmonieuses et superposées aux espaces hérités et vécus, et à la géographie physique. Elles ne pouvaient servir qu’à rassembler et administrer des groupes de contribuables et de citoyens-électeurs soumis aux seuls intérêts nationaux et supposés sans intérêts propres. Ni le passé, ni les préoccupations locales, ne pouvaient s’accommoder de telles idées. Les Constituants ont transigé et créé quelque 41 000 communes et municipalités, mais en même temps l’État a engagé une politique de « réunion » des communes entre elles. Durant le xixe siècle, les représentants de l’État ont invité les citoyens des campagnes à se regrouper. La correspondance permet de mesurer l’incompréhension entre les parties et de comprendre en quoi consistait l’« esprit de localité ». Pour la première fois dans l’histoire, on demanda aux habitants des campagnes pourquoi ils voulaient vivre dans telle collectivité. |
|---|