L'historiographie des deux côtés de la Méditerranée

Alors que l’histoire s’est brutalement remise en marche au Maghreb, après des décennies de stagnation et de répression, il est opportun de s’interroger sur le déclin des études historiques consacrées à cette région. La France a été un terreau, colonial, puis post-colonial, très fertile à l’écriture...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Vermeren, Pierre
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2011
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Alors que l’histoire s’est brutalement remise en marche au Maghreb, après des décennies de stagnation et de répression, il est opportun de s’interroger sur le déclin des études historiques consacrées à cette région. La France a été un terreau, colonial, puis post-colonial, très fertile à l’écriture de l’histoire de l’Afrique du Nord, ancienne et contemporaine. Mais en ce début de XXIe siècle, les tendances à l’œuvre sont négatives. En France, la recherche et l’enseignement institutionnels sont marginalisés. La recherche française s’est réorientée sur le Proche-Orient depuis les années 1980, souvent au titre de la politologie. En face, les États du Maghreb ont mis en œuvre des politiques qui ont considérablement affaibli les ressorts de leur recherche nationale. Les synergies entre une recherche française affaiblie et une recherche maghrébine sous contrôle peinent donc à se mettre en place. En histoire aussi, le « printemps arabe » doit souffler.