Camps d'hommes, camps de femmes : premières approches. Etude d'une ancienne déportée de Ravensbrück

L’article compare les pratiques mises en œuvre par le Troisième Reich dans les camps de concentration d’hommes et de femmes en prenant le cas des déportés de France par mesure de répression (c'est-à-dire non comprise la déportation de persécution). La comparaison porte donc essentiellement sur...

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書誌詳細
第一著者: Postel-Vinay, Anise
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2008
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:L’article compare les pratiques mises en œuvre par le Troisième Reich dans les camps de concentration d’hommes et de femmes en prenant le cas des déportés de France par mesure de répression (c'est-à-dire non comprise la déportation de persécution). La comparaison porte donc essentiellement sur Ravensbrück pour les femmes, et Mauthausen et Buchenwald pour les hommes. Elle montre que les trois camps, dépendant de l’administration SS, connaissaient le même régime d’humiliation et de terreur. Dans les camps d’hommes, la plus grande fréquence des pratiques de cruauté, et le caractère beaucoup plus meurtrier du « travail » imposé, rendent compte, au moins en partie, de la moindre survie des détenus par comparaison à celle des détenues. Du côté des femmes, la spécificité des crimes commis à l’encontre des détenues enceintes et de leurs bébés, et l’atteinte morale propre aux mères privées de leurs enfants restés en France, n’ont pas eu la même incidence statistique sur le taux de mortalité global. Il est possible, en outre, que les femmes aient fait preuve de plus d’adaptabilité que les hommes aux conditions extrêmes de la survie dans les camps.