Terminologie des sciences des religions et vocabulaire anthropologique
L’observation des mots que l’anthropologue utilise pour parler de ce qui est considéré comme « religieux » est un remarquable révélateur des rapports complexes que les mots entretiennent avec les choses qu’ils prétendent désigner. L’auteur esquisse une histoire du vocabulaire anthropologique et dres...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | Histoire, monde et cultures religieuses | 26 | 2 | 2013-09-11 | p. 41-57 | 2267-7313 |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2013
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’observation des mots que l’anthropologue utilise pour parler de ce qui est considéré comme « religieux » est un remarquable révélateur des rapports complexes que les mots entretiennent avec les choses qu’ils prétendent désigner. L’auteur esquisse une histoire du vocabulaire anthropologique et dresse un état des lieux qui montre la diversité des réponses, la fragilité des concepts, l’impuissance à rendre compte de la religion à partir des seuls mots et modèles forgés dans la culture occidentale, et finalement la tendance à substituer au mot de « religion » celui, plus vaque, de « religieux ». Entre éparpillement et nomadisme des concepts, l’anthropologue est conduit en permanence à s’interroger sur « la vie sociale des concepts » et leurs aller-et-retour, ce qu’ils nous révèlent d’une société, de ses questions,, tels ceux illustrés par l’analogie entre sport et religion tour à tour critiquée et réactivée. L. Obadia souligne en conclusion la nécessité de concepts, malgré leurs insuffisances, et plaide pour un retour aux concepts proches de l’expérience. |
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