La riposte des leaders de l'UPC aux Vicaires apostoliques du Cameroun
RésuméÀ Pâques 1955, les cinq vicaires apostoliques du Cameroun – dont trois sont spiritains – publient une « Lettre commune » invitant les fidèles à prendre leurs distances vis-à-vis des méthodes violentes et de l’idéologie communiste du parti politique dénommé « Union des Populations du Cameroun »...
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2009
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | RésuméÀ Pâques 1955, les cinq vicaires apostoliques du Cameroun – dont trois sont spiritains – publient une « Lettre commune » invitant les fidèles à prendre leurs distances vis-à-vis des méthodes violentes et de l’idéologie communiste du parti politique dénommé « Union des Populations du Cameroun » (UPC). Quelques jours plus tard, Félix-Roland Moumié et Ruben Um Nyobè, président et secrétaire général de l’UPC, réagissent, par une déclaration sur « Le colonialisme des missionnaires » qui installe un climat de tension entre la hiérarchie catholique et la plus vieille formation politique du Cameroun. L’auteur analyse l’écrit pamphlétaire de l’UPC au double plan de l’histoire et de la rhétorique. Les leaders de l’UPC montrent à travers une étude comparée entre l’Histoire sainte, les principes religieux et les commandements de Dieu, d’une part, et le comportement des prêtres, d’autre part, que le clergé missionnaire est un maillon essentiel du système colonial. La riposte de l’UPC donne donc des missionnaires européens une image négative, ces derniers ne brillant pas toujours par l’application des vertus prônées par l’Évangile. Cependant, l’Église catholique du Cameroun a enregistré des changements positifs suite à la riposte de l’UPC. Il s’agit du sacre de deux évêques indigènes, de la fermeture des « sixa » (internats des fiancées) et de l’émancipation du clergé indigène grâce à la publication de Pour un nationalisme chrétien au Cameroun de l’abbé Jean Zoa. |
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