Colère du roi et usage politique de la violence. Louis le Juste entre Raison et Passion d’État

Des anecdotes de son médecin Héroard au massacre de Nègrepelisse en passant par le coup d’État contre le favori Concini, Louis XIII put apparaître comme un prince d’émotion, agissant sous l’emprise de la colère. Le roi colérique se métamorphose pourtant en un roi de la juste colère, guidé par...

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Dans:Histoire, économie & société | 45e aée | 2 | 2026-06-04 | p. 4-21 | 0752-5702
Auteur principal: Rodier, Yann
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Des anecdotes de son médecin Héroard au massacre de Nègrepelisse en passant par le coup d’État contre le favori Concini, Louis XIII put apparaître comme un prince d’émotion, agissant sous l’emprise de la colère. Le roi colérique se métamorphose pourtant en un roi de la juste colère, guidé par une raison et des vertus chrétiennes étatisées. Le contexte de l’après-guerre de Religion incite les théoriciens des passions et du pouvoir royal, de l’éducation du prince à l’art de gouverner, à réinterpréter l’action royale, à l’aune de la raison d’État. Cet article propose de relire la geste royale de Louis XIII que la pensée politique des années 1620-1630 construit par l’étatisation de la violence, la Passion d’État, contre la violence passionnelle de ses sujets.