Des corps intermédiaires sous l’Ancien Régime : revendication ou réalité ?

Avant la Révolution, il existait en France des corps intermédiaires. Quelques-uns étaient vraiment des corps intermédiaires, d’autres se revendiquaient comme tels. Les parlements, quoique hautes cours de justice, prétendaient être les représentants de la Nation avec le soutien des avocats. Ils con...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:Histoire, économie & société | 35e aée | 1 | 2016-04-05 | p. 14-23 | 0752-5702
Egile nagusia: Coste, Laurent
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2016
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Avant la Révolution, il existait en France des corps intermédiaires. Quelques-uns étaient vraiment des corps intermédiaires, d’autres se revendiquaient comme tels. Les parlements, quoique hautes cours de justice, prétendaient être les représentants de la Nation avec le soutien des avocats. Ils contribuèrent à la chute de l’Ancien Régime en réclamant la convocation des États généraux. Les véritables corps intermédiaires étaient les pouvoirs locaux traditionnels : les états de certaines provinces et les municipalités des principales villes. Le roi et le peuple les considéraient comme tels. Dans le monde marchand, si les chambres de commerce furent conçues comme des corps intermédiaires, les juridictions consulaires, créées pour être des tribunaux, revendiquèrent néanmoins la représentation des intérêts marchands contre les municipalités et les organisations professionnelles. Les révolutionnaires supprimèrent la plupart de ces structures.