Stéphane Lajaumont, « Un pas de deux », Clercs et paroissiens en Limousin (vers 1660- 1789), Limoges, PULIM, 2014.
En 1914, les convictions libérales classiques de Keynes ont subi l’épreuve de la fin de la paix mondiale que promettait le libre-échange. Cette prise de conscience a profondément influencé les solutions économiques qu’il a ensuite élaborées pour répondre aux différents défis auxquels la Grande-Bre...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | Histoire, économie & société | 34e aée | 1 | 2015-02-16 | p. 124-124 | 0752-5702 |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2015
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | En 1914, les convictions libérales classiques de Keynes ont subi l’épreuve de la fin de la paix
mondiale que promettait le libre-échange. Cette prise de conscience a profondément influencé les
solutions économiques qu’il a ensuite élaborées pour répondre aux différents défis auxquels la Grande-Bretagne et le monde devaient faire face. Entre 1929 et 1933, sa pensée exprimait clairement un doute
quant à la capacité du libre-échange à préserver la paix. En effet, le laisser-faire, qui n’est jamais
collectivement respecté, exacerbe la concurrence et conduit à une sorte de nationalisme économique
déguisé. D’où la nécessité d’une action internationale concertée afin de gérer l’interdépendance et
d’assurer la stabilité. Puisqu’une telle solution n’était pas envisageable dans une situation de crise
mondiale, le chemin le moins risqué était celui de l’intervention de l’État britannique afin d’assurer
une gestion intelligente de l’interaction inévitable entre l’économique et le stratégique dans les
relations internationales de l’époque. Dans ce sens, Keynes est allé jusqu’à envisager les avantages
de l’autosuffisance nationale pour la promotion de la paix. Cet article étudie les raisons, parfois
dissimulées, qui l’ont poussé à se rapprocher ainsi du protectionnisme.
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