Alexandre Maral, Les Derniers Jours de Louis XIV, Paris, Perrin, 2014.

En 1914, les convictions libérales classiques de Keynes ont subi l’épreuve de la fin de la paix mondiale que promettait le libre-échange. Cette prise de conscience a profondément influencé les solutions économiques qu’il a ensuite élaborées pour répondre aux différents défis auxquels la Grande-Bre...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:Histoire, économie & société | 34e aée | 1 | 2015-02-16 | p. III-III | 0752-5702
Autor principal: Ferrier, Pauline
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2015
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:En 1914, les convictions libérales classiques de Keynes ont subi l’épreuve de la fin de la paix mondiale que promettait le libre-échange. Cette prise de conscience a profondément influencé les solutions économiques qu’il a ensuite élaborées pour répondre aux différents défis auxquels la Grande-Bretagne et le monde devaient faire face. Entre 1929 et 1933, sa pensée exprimait clairement un doute quant à la capacité du libre-échange à préserver la paix. En effet, le laisser-faire, qui n’est jamais collectivement respecté, exacerbe la concurrence et conduit à une sorte de nationalisme économique déguisé. D’où la nécessité d’une action internationale concertée afin de gérer l’interdépendance et d’assurer la stabilité. Puisqu’une telle solution n’était pas envisageable dans une situation de crise mondiale, le chemin le moins risqué était celui de l’intervention de l’État britannique afin d’assurer une gestion intelligente de l’interaction inévitable entre l’économique et le stratégique dans les relations internationales de l’époque. Dans ce sens, Keynes est allé jusqu’à envisager les avantages de l’autosuffisance nationale pour la promotion de la paix. Cet article étudie les raisons, parfois dissimulées, qui l’ont poussé à se rapprocher ainsi du protectionnisme.