Monarchie héroïque ? Héritage chevaleresque et vocation militaire de la fonction royale en Europe, XVIe-XIXe siècles
La mise en scène de la monarchie de l’époque moderne fut, on le sait, profondément héroïque, du début à la fin. Vertus chevaleresques, ambitions militaires et un apparat somptueux accompagnaient les règnes des princes modernes depuis l’empereur Maximilien Ier, considéré, dès son vivant, comme un «...
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| Udgivet i: | Histoire, économie & société | 34e aée | 1 | 2015-02-16 | p. 86-103 | 0752-5702 |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2015
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La mise en scène de la monarchie de l’époque moderne fut, on le sait, profondément héroïque, du
début à la fin. Vertus chevaleresques, ambitions militaires et un apparat somptueux accompagnaient
les règnes des princes modernes depuis l’empereur Maximilien Ier, considéré, dès son vivant, comme
un « dernier chevalier », mais également comme le « premier lansquenet ». Cependant, et bien que,
selon Louis XIV, la guerre ne fût pas seulement le droit mais aussi le devoir des princes, il existait
souvent un écart entre la revendication de la gloire par le monarque et ses capacités et responsabilités
réelles. L’article se propose d’examiner cet écart ainsi que les performances monarchiques sur le
plan de l’héroïsme. Il cherche également à montrer les évolutions du concept héroïque lui-même
– évolutions qui devaient influencer à leur tour et le rôle et la perception du monarque. À cette fin,
l’article sera ancré dans une perspective de longue durée, allant des rois-chevaliers de la Renaissance
aux rois-connétables du XVIIIe siècle (et à leurs contre-exemples) et en évoquant même la chute de
la monarchie militaire allemande en 1918 – un évènement où les défaillances en matière d’héroïsme
de l’empereur Guillaume II eurent bel et bien leur place.
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