Les représentations de l’endettement dans la caricature de la Belle Époque

Depuis ses origines, la caricature présente une somme particulièrement riche concernant les représentations et caractérisations des inégalités sociales. À partir des années 1880, les traites ou le fameux « terme » (loyer) contaminent à ce point les légendes que l’on peut diagnostiquer un symptôme...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:Histoire, économie & société | 34e aée | 1 | 2015-02-16 | p. 65-85 | 0752-5702
Egile nagusia: Bihl, Laurent
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2015
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Depuis ses origines, la caricature présente une somme particulièrement riche concernant les représentations et caractérisations des inégalités sociales. À partir des années 1880, les traites ou le fameux « terme » (loyer) contaminent à ce point les légendes que l’on peut diagnostiquer un symptôme du poids de la dette dans la société. Pour autant, il semble y avoir une difficulté et/ou une réticence à représenter le crédit autrement que par les actes de saisies, expulsions ou déménagements sauvages. Le manque d’argent transparaît autant par les actions d’indigence (déménagement à la cloche de bois, prostitution, mendicité) que par la férocité des corps constitués chargés d’appliquer la Loi. La représentation de la dette dans la caricature s’articule autour de deux thèmes principaux : tout d’abord les huissiers, la saisie, violence légale incarnant un véritable viol de l’espace privé. Puis, l’expulsion déplaçant la misère vers la rue, il y a une présence notable des sans-logis traînant leur misère à fleur de pavé jusqu’au Mont-de-Piété. Ce dernier consacre la cession de l’ultime matérialité du bien possédé jusqu’à l’indigence des démunis.